mardi 9 mai 2017

2 ans et demi



Cela fait 901 jours que nous avons notre agrément.
Le 20 Mai, cela fera exactement 2 ans et demi.
Soit la moitié de la « durée de validité » de l’agrément. 

Dans un peu plus d’un an, si rien n’a bougé (comprenez si nous n’avons toujours pas d’enfant), nous devrons recommencer les démarches (rdv psy et AS) et redemander un agrément. 

Ne soyons pas pessimistes et espérons que notre petite boule d’amour sera dans nos bras d’ici là…

Je ne vais pas vous cacher que c’est difficile, long, parfois vraiment difficile et souvent très long.

Il nous manque cet enfant. Hier encore j’avais le cœur serré d’entendre mes beaux-parents parler de leurs voisins et de leurs petits-enfants…
J’ai tant de peine pour eux. Je me sens toujours aussi responsable. Je me dis que si leur fils avait « choisi » une autre femme, ils auraient probablement déjà un petit enfant, peut-être même deux ou trois…

Je me réveille souvent la nuit et j’écoute : le calme. 

J’aimerais entendre notre enfant gazouiller, bouger, respirer, peut-être même que j’aimerais l’entendre pleurer. 

Je me rendors et le lendemain matin, tout est toujours aussi calme.
Pas d’enfant, une chambre vide, tristement vide.

On parle souvent avec Chéri de la façon dont on élèvera notre enfant, ce qu’on fera et ce qu’on essaiera de ne pas faire. 

On a parfois l’impression que notre projet s’éloigne dans nos têtes. 

Ce n’est pas qu’on n’en a plus envie, loin de là, c’est juste que les jours passent et y penser nous fait souvent plus de mal que de bien. L’absence et le manque créent une souffrance indéniable.

mardi 31 janvier 2017

Essayer de "Gérer" l'attente



Cette attente nous parait longue, vraiment très longue. Elle est même interminable.

Autant lorsqu’on est en parcours PMA on est à fond, à jongler entre les différents rendez-vous, là nous devons ATTENDRE.

Cela fait maintenant 7 ans que notre projet de fonder une famille est en route.
Le 2 Février 2010, je me faisais opérer suite à ma première GEU.

A l’époque, nous étions jeunes, naïfs et innocents.
A tout juste 23 ans, nous pensions que notre vœu de fonder une famille serait exaucé en quelques mois.
Aujourd’hui, nous avons 30 ans (et quelques mois) et nous ne savons même pas si un jour notre vœu sera exaucé.

Il y’a des jours où nous sommes optimistes et d’autres beaucoup moins. Heureusement Chéri est toujours là pour me rebooster quand j’ai un petit coup de blues.

Nous allons essayer de revoir « notre » assistante sociale avant cet été, d’autant que nous avons un très bon feeling avec elle. Nous voulons lui montrer que nous avons beaucoup « travaillé » et qu’aujourd’hui plus que jamais nous sommes prêts.
Le papier-peint de la chambre de bébé est fini. Ce sera un vrai prince ou une vraie princesse dans cette chambre. Je m’informe beaucoup sur les achats de bébé. Surtout que le jour où on nous appellera, on n’aura pas vraiment le temps de réfléchir sur quel lit on préfère, quel porte-bébé est le plus adapté ou quel chauffe-biberon est le plus pratique.

Nous nous investissons de plus en plus dans l’association EFA de notre département avec minimum un rendez-vous par mois.
J’avoue que lorsque je vois mon planning se charger, je suis ravie.
Ces moments sont riches en émotion et les expériences et ressentis de chacun nous permettent à chaque fois de nous poser de nouvelles questions et surtout, nous rapprochent, petit à petit de notre bambin. Chaque rendez-vous est un moment d’échange et de partage, c’est vraiment intense.

 Je sais qu’on n’a pas fini d’attendre et que nous devons prendre notre mal en patience. Nous n’avons notre agrément que depuis 2 ans, 2 mois et 11 jours.

Il faut garder de l’énergie pour parcourir toute la course mais on ne sait pas où se trouve la ligne d’arrivée. Ne pas s’essouffler, ne pas fatiguer et surtout garder espoir.
Le meilleur se trouve après…



vendredi 30 décembre 2016

Ainsi va la vie !



Ces derniers mois, nous avons essayé, encore et encore. 
Nous avons rencontré le fameux Dr D, à Paris.
Honnêtement, elle est géniale. Vraiment très pro et hyper bien organisée. On a recommencé à zéro tous les examens. 

Et on en a découvert des choses :
Asthénospermie pour Monsieur, thyroïdite d’Hashimoto et endométriose pour moi (entre autre car la liste est plutôt longue mais je vous épargne les détails.
Il nous aura fallu plus de 5 ans de PMA pour « découvrir » tous ces problèmes. 
Dr D est assez optimiste et la super biologiste que nous avons rencontrée également. 

Le seul hic, c’est qu’on n’a plus la force de se battre. 
Je ne sais d’ailleurs même pas pourquoi nous sommes allés la rencontrer. 

Plus la force ni le courage de vivre à nouveau des échecs. 

Elles (Dr D et la biolo) nous proposent un traitement assez expérimental mais ne peuvent malheureusement nous fournir aucune garantie. En plus, ce n’est pas sûr que la sécu nous suive, ce serait même étonnant. Nous avons épuisé notre quota de FIV. Elles nous annoncent environ 6000 € de frais (honoraires, hospitalisation, médicaments non pris en charge…), sans compter, les allers-retours à Paris, les jours d’arrêts de travail, l’hôtel sur place…
C’est donc, le cœur lourd que nous avons décidé d’arrêter la PMA. 

L’année de nos 30 ans, aura finalement été l’année de la fin de la PMA. 

Je ne porterai et donnerai jamais la vie. 
Je n’aurai jamais de gros ventre à caresser.
Je ne sentirai pas les coups de bébé dans mon ventre, je n’accoucherai pas, je ne pourrai pas nourrir mon bébé au sein... Il y’a tellement de choses que je ne connaîtrai jamais.
On ne saura jamais à quoi aurait ressemblé un mini-nous. 

Ainsi va la vie !

Mais on ne s’avoue pas vaincu pour autant et mon blog porte bien son nom (enfin j’espère).

Un jour, je serai maman…

Nous avons eu deux rencontres cette année, la responsable du Pôle Adoption et l’Assistante Sociale.
Ces deux rencontres nous ont vraiment redonné le moral. Il nous reste « potentiellement » 1 an et demi à attendre, peut-être plus, peut-être moins.
Pour la première fois en 3 ans de parcours, 2 ans d’agrément, on nous a demandé de nous projeter, crèche ou nounou, durée du congé,… et je peux vous dire que ça fait énormément de bien.  

Chéri et moi avons même commencé à faire des listes :

La liste de nos prénoms préférés et la liste de tous les achats pour bébé. 
On s’est dit qu’on devait être prêts pour le jour où enfin notre rêve deviendrait réalité. 

Voilà pour les nouvelles. 

Je sais que renoncer à la grossesse va vraiment être difficile à vivre, j’avoue que juste à l’écrire mon cœur se serre, mais j’espère du fond de mon cœur, que le jour où enfin je tiendrai notre enfant dans mes bras, tout ça sera de l’histoire ancienne même si je sais bien qu’on dit « Pmette un jour, pmette toujours… »

C’est donc un énorme dossier que nous allons classer dans l’armoire.
7 ans d’un long et difficile parcours. Des prises de sang, des échos, des piqûres… 6 ponctions, 8 transferts… de l’espoir, beaucoup d’espoir, et des larmes aussi, des nuits blanches, des belles rencontres, la douleur physique/morale. C’est sur la PMA nous a changé. 

Notre couple est solide, c’est une certitude. Chéri m’a toujours redonné le moral. Il a vraiment été extraordinaire. J’ai un mari en or et j'ai beaucoup de chance de l'avoir.

Je n’aurai plus jamais le même regard sur les femmes enceintes. Je ne sais pas si un jour je ne souffrirai plus à l’annonce d’une grossesse.   
Je continuerai à vous lire, vous toutes/tous qui vous battez pour un jour, porter et donner la vie. 

Merci pour votre soutien. Il m’a été précieux.

Je continuerai sur ce blog, vu qu’il n’est pas uniquement dédié à la PMA mais plutôt à notre parcours pour être parents.

Pour finir, je vous souhaite à toutes et tous un bon réveillon de la St Sylvestre et une très belle et heureuse année 2017.